Un nouveau vent se lève sur la politique Française et dans le monde. Ces dix dernières années ont vu la succession de mouvements, de phénomènes exprimant sans ambiguïté la volonté de voir émerger de nouvelles formes d’envisager l’économie et la politique. De nouvelles formes libérées d’un système de représentation trop déconnecté de la population et de sa complexité, d’un système économique qui a sacrifié le sens de nos vies pour le profit immédiat.

S’il semble qu’il y ait tout à refaire, tout indique que cela débute par notre environnement immédiat. L’échelle municipale. 

Les 100 visages du rejet du monde ancien

Ce rejet s’est d’abord manifesté par des soulèvements citoyens altermondialistes situés à gauche du spectre politique : Des “indignés” espagnoles à “Nuit Debout” en passant par “Occupy Wallstreet”, sans oublier des manifestations similaires en Roumanie et en Turquie.

Mais il ne s’est pas arrêté là. On peut voir dans l’élection de Macron, portée principalement par une classe sociale privilégiée,   le fruit du désir d’en finir avec l’ancienne classe politique et la remplacer par des membres de la société civile pour en changer les pratiques. Cette volonté fut irrémédiablement trahie par sa réalisation “jupitérienne”.

Quant aux espagnols, ils n’ont pas attendu les élections nationales pour agir :  de nombreuses villes telles que Madrid et Barcelone ont été gagnées par des listes citoyennes  montrant leur efficacité dans une gestion collective de la ville.

Les gilets jaunes restent la dernière manifestation de ce désir. Cette fois matérialisée par la classe populaire et moyenne dégradée des périphéries. Ces derniers appellent à des assemblées locales, des référendums.

On constate bien aujourd’hui que ces changements ne sont plus désirés uniquement par les tenants de la gauche militante, mais bien par toutes les strates de la société.

Un changement de paradigme

Ce désir pour un changement de paradigme se matérialise dans une forme qui se clarifie de jour en jour :

Le réchauffement climatique nous pousse à produire et consommer local et à nous déplacer de moins en moins ?
Réorganisons notre vie locale dans ce sens.

Notre vie numérique nous amène à toujours plus d’autonomie et à nous passer de façon croissante des intermédiaires ?
Appliquons cela à la vie politique.

Allier ces deux attentes nous amène inéluctablement à ce  petit dénominateur commun : la commune. La commune est l’espace commun par excellence, le cadre parfait pour débuter une reprise en main collective de la politique et de l’économie, déplacer le débat politique tenu par les partis et leurs représentants dans notre environnement immédiat. C’est dans cet espace que nos décisions auront le sens le plus aigu, car nous pouvons le toucher, il nous affecte directement.

Nous sommes donc dans cet espace communal, maitres de l’avenir et prêts à répondre à ses enjeux : changer l’économie locale pour devenir autonome en énergie, créer une économie circulaire pour devenir moins dépendants des ressources extérieures, développer et chérir ce lieu pour ne plus avoir à parcourir des km en voiture ou transport en commun pour gagner sa vie. Mutualiser nos efforts et nos biens pour enrayer la surconsommation et réduire le coût de la vie. In fine, appliquer la théorie des communs plutôt que sombrer dans la compétition permanente et rester dans ce désert individuel, qui la preuve en est faite, ne produit rien et dégrade notre condition personnelle ainsi que celle de la planète.

Le 18 en commun

Le 18e arrondissement de Paris est notre maison. Nos souvenirs, nos coups de blues, nos bars, notre école primaire, nos parcs, notre goutte d’or, notre place Emile Goudeau, nos touristes de la place du tertre. Tout cela nous appartient.

Notre initiative vise à redonner le 18e à ses habitants, sortir les partis traditionnels de l’hôtel de Ville, et y laisser à la place un forum, une maison ouverte permettant la cogestion de la commune par ses citoyens.

Nous connaissons les difficultés qui nous attendent : comment participer à la gestion de ma ville quand mon temps libre est déjà réduit par le travail et la vie familiale ? Comment décider collectivement avec des personnes qui ont des vues et des besoins différents des miens ? Les réponses sont nombreuses, et comme l’ont montré Barcelone et Madrid,  ces problèmes sont solubles.

Nous avons donc la responsabilité, les moyens et bientôt le pouvoir d’y répondre collectivement, au sein de notre ville, affronter nos différences et nos postures, trouver calmement et raisonnablement des moyens de répondre à ces enjeux du quotidien et de l’avenir,  nous pouvons commencer dès maintenant.

Ce mouvement n’attend que vous pour se construire, alors rejoignez l’aventure !

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admin8320

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