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Retrouvez les statuts de l’association 18 en commun

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1/ Notre Raison d’être

Candidat aux élections municipales du 18e arrondissement de Paris en 2020, le mouvement « 18 en commun » est un mouvement local et non-partisan qui a pour but de mettre en place un nouveau mode de gestion de la ville par les personnes y habitant.

Ce mouvement souhaite également co-construire avec les habitantes et habitants un changement de paradigme, une autre façon de faire société et économie pour répondre aux enjeux démocratiques, sociaux et écologiques de notre siècle, car tout indique que le changement vertueux souhaité passera par un renforcement de l’économie et de la politique locale.

2/ Nos Valeurs

Nous fondons notre action sur les valeurs fondamentales issues de la déclaration des droits humains et sur nos convictions participatives. Nous considérons ainsi que certains points ne sont pas révisable dans la proposition que nous faisons aux citoyennes et citoyens dans le cadre du projet politique participatif « 18 en commun ». Ce sont les points suivants :

  • Le mouvement vise la construction et l’appropriation effective par les habitants de la gestion municipale, en limitant les décisions du Conseil Municipal élu à l’organisation du pouvoir et à l’organisation de l’accompagnement des personnes habitant dans l’arrondissement pour faciliter leur contribution effective aux actions engagées.
  • Le mouvement est participatif. Son mode d’organisation doit permettre la co-construction et la co-gestion du collectif par l’ensemble de ses membres.
  • Le mouvement porte une liste locale. Ses actions et son but sont directement et exclusivement liés aux problématiques locales touchant le 18ème arrondissement de Paris, et par extension l’organisation de la ville de Paris affectant le 18ème.
  • Le mouvement vise à proposer une liste dont la composition doit refléter tous les quartiers et toutes les composantes sociologiques de notre arrondissement.
  • Le mouvement est humaniste. Nous ne tolérons pas que soient accomplis des actes ou tenus des propos xénophobes, sexistes ou portant d’autres formes de discriminations au nom du mouvement, de la liste ou en leur sein.
  • Les personnes étant toutes égales en dignité, nous nous refusons à hiérarchiser les gens ou à porter des jugements de valeur selon ce qu’ils sont. Les personnes sont libres de leurs choix personnels.
  • Le mouvement est non-partisan. Tout prosélytisme partisan ou religieux au sein du mouvement est proscrit.
  • Le mouvement est transparent. Nous nous engageons à rendre publiques toutes nos actions, budgets et données, lors de notre action militante et une fois élus.

3/ Notre Vision

3.1/ Etat des lieux

Deux considérations fondamentales nous ont amené à proposer cette alternative politique :

  • Le système représentatif traditionnel montre ses limites. Les habitants veulent une participation accrue à la décision et à l’action publiques.
  • Le réchauffement climatique nous pousse à revoir nos modèles économique et de société : L’injonction habituelle au changement de comportement individuel montre ses limites, nous ne saurons affronter les problèmes actuels et à venir sans un engagement collectif. Des scientifiques et des économistes soulignent les effets positifs entraîneraient la relocalisation de l’économie.

Nous devons collectivement prendre nos responsabilités. Nous devons favoriser une autre façon d’interagir entre habitants dans l’espace de la commune. Il faut avoir pour objectif une économie de la localité, au niveau des ressources (matérielles et humaines) et de la consommation (économie circulaire).

La Commune en tant qu’espace géographique et institutionnel peut jouer un grand rôle dans ce rapprochement entre les habitants et leurs institutions, et dans ce changement de paradigme sociétal.

La Commune a accès à des ressources, matérielles, humaines et financières et permet une vision globale de l’activité locale et des interactions avec les autres institutions et espaces géographiques. Elle peut et doit mobiliser ces ressources pour accompagner une autre façon de faire société au niveau local.

3.2/ Participation et cogestion

Notre souhaitons ramener la réalité de la gestion municipale aux habitants. Nous considérons que chaque personne possède le droit, la légitimité et le talent de participer à la vie de sa commune et de son quartier.

Le devoir du Conseil Municipal est de faire en sorte concrètement que toutes et tous aient la possibilité de participer, et participent réellement. Nous voulons que des systèmes, règles et procédures confiant l’essentiel des décisions directement aux habitants et permettant leur participation à la vie de la Commune soient mis en place et entretenus.

Le cadre participatif existant (le conseil municipal) est dépeuplé et peu renouvelé, principalement investi par des personnes ayant le temps et les moyens de s’y consacrer. Les solutions numériques actuellement mises en place rajoutent à ce dépeuplement à cause de la fracture numérique. La participation citoyenne implique beaucoup de temps additionnel à nos vies déjà bien prises par les tracas du quotidien.

Nous apporterons donc autre mécanique de la participation qui impliquera peu de temps additionnel. Pour cela, il faudra que la démarche s’inscrive dans la vie économique et dans le temps du loisir pour créer de la participation par le biais des activités dans lesquelles les personnes s’impliquent déjà. Nous souhaitons que nos activités quotidiennes irriguent l’action publique et toutes autres formes de la mutation de notre vie locale. Si les outils numériques seront utilisés, ils ne constitueront pas le cœur de nos méthodes d’accompagnement à la participation.

Nos actions quotidiennes doivent devenir un moteur de la transformation locale.

C’est pour cela que nous pensons que la gestion locale ne se limite pas à la participation institutionnelle. Nous souhaitons aussi favoriser la coopération et la cogestion entre les habitants en dehors de ce cadre, la Commune se portant garante en moyens humains, financiers, événementiels et matériels de cette transformation.

3.3/ Economie

La théorie des communs, les mouvements des communs possèdent en leur sein de nombreuses solutions et conceptions qui peuvent être le bras armé méthodologique et juridique pour mettre en œuvre cet idéal de ré-appropriation locale. La théorie des communs définit un cadre de la gestion collective de l’accès à nos ressources et biens communs.

Cette théorie explicite toutes les façons de sanctuariser aussi bien l’action publique, les initiatives individuelles, que la gestion des communs qui sortent de ces cadres. Elle offre un cadre coopératif fort, permettant par le collectif et la mutualisation de protéger les habitants de la privation de leur bien commun et de les protéger des effets dévastateurs de la compétition économique. Elle permet également de se prémunir de la frugalité par la mutualisation des ressources. Appliquée dans de nombreux territoires et initiatives, les exemples abondent pour nourrir notre projet collectif.

Notre vision n’est donc pas celle d’une centralisation de l’action collective au sein de l’institution, mais la vision d’une institution qui se propose comme force de cohésion et de cogestion du territoire.

4/ Notre Action

Nous présentons une liste participative, dont le but est de mettre en place les conditions permettant la participation effective des personnes vivant dans le 18ème arrondissement de Paris à la réalité de la gestion de notre municipalité et de nos bien communs.

Notre programme sera construit collectivement pour proposer dès le début, en s’inspirant de ce qui peut se faire ailleurs, des méthodes concrètes permettant la participation rapide d’un maximum des habitants d’abord aux décisions, et ensuite aux actions.

Nous impliquerons tous les secteurs de la vie locale (Associations, commerces, agents publics et habitants) dans l’élaboration du programme et du projet pour les municipales.

En exploitant et redéfinissant dans les limites de ce qui est légal les moyens de la municipalité, nous amènerons les habitants à prendre en main leur bien commun : le 18ème arrondissement.

Il s’agit d’arriver à un pouvoir se définissant par l’expression des avis des personnes habitant dans l’arrondissement sur tous les sujets touchant à l’arrondissement, et par la mise en œuvre effective et volontaire par la population des décisions prises, avec une philosophie de « main à la pâte ».

Une fois notre liste élue, nous nous fixons un objectif de résultat ambitieux : 30% des citoyennes et citoyens de la commune doivent avoir participé activement au moins une fois à la vie de l’arrondissement au cours du premier mandat sous cette façon de faire. Bien que nous sachons qu’au delà des méthodes et de la facilitation de la participation citoyenne, le frein culturel et psychologique reste le premier rempart à franchir.

Notre objectif de résultats ne saurait se limiter à la simple participation, mais à l’application de ces décisions collectives. L’évaluation par les habitants de l’action municipale sera un corollaire inévitable. Les réalisations en terme de réussite de la mise en place du système participatif seront accessibles de manière transparente, et communiquées activement de façon régulière.

Chaque année, un bilan sera fait, et en cas de résultats considérés comme insuffisant sur la réalisation de nos objectifs communs, les différentes options seront discutées avec l’ensemble des habitants, y compris la démission en bloc du Conseil Municipal pour alerter sur les blocages institutionnels ou pour laisser à la population du 18ème arrondissement la possibilité de mettre fin à l’aventure.

5/ Notre Structure

5.1/ L’association

Le mouvement “Le 18ème en commun” est une association Loi 1901.

Les valeurs énoncées dans la section précédente sont complètement appliquées au sein de l’association. Dans son fonctionnement concret, les valeurs sont déclinées de la façon suivante :

Ainsi :

  • Le mode de gestion reposera le plus souvent possible sur le consensus (essentiellement le consensus “doux”, c’est-à-dire que les décisions ne doivent être adoptées que s’il n’y a pas d’opposition catégorique), il sera possible de basculer vers d’autres modes pour des facilités d’organisation. Le mode de prise de décision sera toujours le consensus pour les décisions transversales, et pour les domaines spécifiques, les modes de décision seront toujours guidés par l’esprit de co-gestion et de co-construction.
  • S’agissant de problématiques dépassant le 18ème arrondissement, personne ne participera au nom du mouvement ou en s’en prévalant à des discussions, concertations, actions de quelque nature que ce soit sans l’accord explicite et préalable du mouvement tant sur la forme que sur le fond de la participation.
  • La parité femme-homme est un objectif fort du mouvement, tant dans la liste qui sera proposée que dans ses groupes de travail ou sa représentation.
  • Le mouvement exclu de soutenir au premier tour quelque parti politique que ce soit ou d’en solliciter l’étiquette. En cas de non-accession au second tour, le mouvement fondera son comportement du second tour (fusion ou soutien) à la prise en compte du mode de gestion participative dans le programme des autres listes éventuellement rejointes ou soutenues. En cas d’accession au second tour, la liste n’acceptera de fusion que dans le respect plein et entier de la totalité des valeurs énoncées précédemment.

Les modes de financement envisagés sont les suivants :

  • Dons de personnes privées
  • Cotisations de membres
  • Prêts
  • Dépôts remboursables au prorata des fonds et au maximum au montant initial (sur le modèle de fonctionnement de l’association « les amis de la Louve »)

5.2/ La liste

Le mode de désignation des membres de la liste et de leur ordre de candidature sera déterminé par l’association mentionnée plus tôt

Les personnes candidates (membres de la liste) doivent être éligibles dans le 18ème

Ce mouvement n’attend que vous pour se construire, alors rejoignez l’aventure !

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