Questionnaire disponible en page 14 du journal de l’association Déclic 17|18 (n°36, automne-hiver 2019) 

Préambule :

Le 18 en Commun s’appuie sur les outils participatifs, et sur des méthodes de concertation pour améliorer la situation actuelle. L’objectif est d’aboutir à des solutions pérennes et les plus satisfaisantes possible, pour éviter ce qu’il se passe actuellement, c’est à dire de revenir régulièrement sur les mêmes problèmes car les solutions apportées n’ont amélioré la situation que de façon éphémère. 

Dans les grandes lignes, notre méthode repose sur l’implication des toutes les parties concernées par un sujet pour améliorer la situation. Ceci est fait en plusieurs étapes, en se concentrant d’abord sur l’identification de la situation posant un problème, puis sur la quantification des différents aspects du problème (y compris en incluant les avantages éventuels pour certains groupes de la situation actuelle, en face des inconvénients pour le groupe remontant la situation considérée comme insatisfaisante), puis sur l’analyse des causes conduisant à cette situation, puis en détaillant la définition de solutions traitant celles des causes qui sont à notre portée et pas juste les symptômes les plus visibles, et enfin sur le contrôle de la mise en oeuvre concrète des solutions, et sur l’évaluation dans le temps de la situation pour identifier de potentielles nouvelles dérives afin d’ajuster les solutions trouvées. Si à un moment où un autre, on s’aperçoit que des parties concernées n’ont pas été impliquées, elles sont conviées pour la suite.

Dans certains cas, cette méthode peut être un peu plus longue que l’habituel “riverains qui remontent un problème -> article de presse/post sur les réseaux sociaux critique contre l’équipe en place -> débat en Conseil Municipal -> solution rapide traitant les symptômes”, mais elle est bien plus efficace sur le long terme. 

Concrètement, le 18 en Commun créera au sein de la mairie un pôle gestionnaire de la participation, lequel aura pour tâche la communication constante avec les habitants et habitantes, incluant notamment la remontée des problèmes, dont la résolution sera ensuite pilotée par la mairie dans le respect des méthodes exposées juste avant.

 

  • TRANSPORTS – CIRCULATION

 

  • Code de la route, notamment les feux rouges grillés

 

 

Sur le sujet des décisions actées (radar feu rouge), d’autant plus qu’il y a l’accord du Préfet de Police, les fonds seront débloqués et l’installation sera réalisée.

Pour le cas plus général, la circulation est essentiellement une compétence de la police. Nous mettrons en place des relevés systématiques de situation pour remonter efficacement les problèmes et obtenir la réelle ampleur du sujet, avant de lancer une phase de réflexion pour identifier des solutions assurant la sécurité, la tranquillité et le confort des personnes. Pour identifier des solutions, les riverains et riveraines, ainsi que les commerçants et les personnes en transit participeront à une série d’ateliers collectifs pour définir un meilleur usage de l’espace de circulation, en particulier les régulations de vitesse, la signalisation et les zones particulières à mettre en oeuvre. Des experts en trafic routier et en sécurité routière seront conviés, ainsi que des représentants d’Île de France Mobilités pour la partie transport public. 

 

  • Limitations de vitesse sur les avenues de St Ouen et de Clichy

 

Idem point précédent. Les radars automatiques peuvent faire partie des solutions identifiées, parmi d’autres, et si c’est le cas, ils seront installés.

 

  • Couloirs de bus et places de livraison

 

Idem points précédents.

 

  • Stationnement des deux-roues motorisés

 

Idem points précédents. En particulier pour la gratuité du stationnement des deux-roues, il faut bien impliquer l’ensemble des personnes concernées, possesseurs de deux-roues compris.

 

  • Trottinettes électriques

 

Sur le cas spécifique des trottinettes électriques, des représentants des compagnies les mettant à disposition seront également conviés, ainsi que des usagers si ce n’était pas le cas dans les autres ateliers. En effet, des solutions de type emplacement dédiés semblent pertinentes, et c’est le type de solutions que nous pousserons au niveau du Conseil de Paris (car il s’agit de sa compétence), en prenant néanmoins les autres solutions issues du processus participatif sur le périmètre concerné pour ne pas attendre six ans que le Conseil de Paris parvienne enfin à une décision.

 

  • “Coupez le contact”

 

Idem points précédents. Il s’agit de mesures de communication qui améliorent la qualité de vie des personnes habitant les quartiers et qui contribuent à lutter contre le réchauffement climatiques. Pour les compagnies de transports, les moyens d’actions sont plus faciles que pour les particuliers, pour lesquels les solutions seront probablement axées essentiellement sur de la communication, laquelle- sera travaillée avec des associations compétentes en matière d’environnement ayant déjà l’expérience des campagnes de sensibilisation.

 

  • VOIRIE ET ENVIRONNEMENT – QUALITE DE VIE

 

  • Terrasses et étalages illégaux

 

 

De même que pour la gestion des voies, il s’agit de la façon d’utiliser l’espace public, ici spécifiquement les trottoirs. Nous mettrons en place des relevés systématique de situation pour remonter efficacement les problèmes et obtenir la réelle ampleur du sujet avant de lancer une phase de réflexion pour identifier des solutions. Pour identifier des solutions, les riverains et riveraines, ainsi que les commerçants et les personnes utilisant les trottoirs (piétons, cyclistes, “trottinetteurs”… et y compris les mineurs) participeront à une série d’ateliers collectifs pour définir un meilleur usage de l’espace partagé, en particulier ici les terrasses et étalages qu’ils soient légaux ou non. Des experts des sujets concernés (commerce, sécurité routière, urbanisme) seront conviés, ainsi que des représentants d’Île de France Mobilités pour la partie transport public qui pourrait être impacté (arrêts de bus, sorties de métro). Il faut que l’ensemble des personnes aient bien conscience que l’espace est à tout le monde, qu’il s’agit d’un bien commun, et qu’il est de l’intérêt de chacune et de chacun d’en assurer un partage équilibré. 

 

  • Tapage diurne et nocturne

 

Le même principe s’appliquera : mise en place de relevés systématique de situation pour remonter efficacement les problèmes et obtenir la réelle ampleur du sujet avant de lancer une phase de réflexion pour identifier des solutions. Pour identifier des solutions, les riverains et riveraines, ainsi que les commerçants et les personnes “tapageuses” (clients de bars, ou simples usagers incivils de l’espace public) seront conviés, ainsi que des experts des sujets concernés (commerce, santé, urbanisme…). 

 

  • Réaménagement du terre-plein des boulevards de Clichy et de Rochechouart

 

Même principe. Pour l’entretien permanent, il s’agit typiquement de ce dont nous parlions dans le préambule : l’évaluation dans le temps pour garantir un suivi constant de la situation. 

Par ailleurs, nous prévoyons un contingent d’agents municipaux chargé de recenser les anomalies et autres dysfonctionnements apparus sur ces deux sites. Mais le travail doit aussi se faire en amont des projets d’aménagement en prévoyant un suivi de ceux-ci, tel qu’indiqué dans le préambule.

 

  • Stands sans autorisation

 

Même principe, avec implication de la police.

Selon les cas, on pourra par exemple étudier la possibilité d’attribution de licences d’occupation du domaine public selon les fonds et le degré d’occupation souhaité, licences dont les modalités seraient transparentes et publique.

Dans tous les cas, les lois et réglementations doivent être respectées. Dans le cas d’opérateurs privées, la puissance publique (mairie ou police) peut tout à fait faire respecter les textes applicables, ici sur les panneaux en les faisant enlever.

 

  • Verdissement des quartiers

 

La méthode utilisée s’applique aussi sur le verdissement des quartiers, qui correspond à une réappropriation de l’espace publics par les personnes vivant dans l’arrondissement. Pour toutes les zones où le besoin est remonté (probablement partout), des ateliers collectifs seront mis en oeuvre afin de déterminer les meilleurs moyens de verdir l’espace public, en impliquant aussi l’ensemble des personnes ou institutions concernées, afin d’identifier blocages et contournements possibles. Des experts seront conviés pour apporter un éclairage, et la mairie soutiendra les solutions permettant un verdissement – nécessaire pour faire face aux conséquences en ville du réchauffement climatique – qui soit réel et substantiel et qui permette à l’ensemble des usagers de l’espace public (riveraines et riverains, commerçants, passants, transports public, sécurité, transport personnel…) de pouvoir profiter de l’espace public. 

Bien entendu, le point clef sera l’entretien des zones verdies afin qu’elles soient pérennes.

 

  • Gestion des encombrants

 

Un service existe déjà. Dans les cas où ce service ne serait pas assez efficace, c’est la même méthode qui s’applique : mesure de la situation, analyse des causes des évènements et de leur récurrence, définition en ateliers avec l’ensembles des personnes et institutions concernées de solutions pérennes. 

Parmi les solutions possible, la possibilité de limiter les jours de dépôt sera examinée avec la ville de Paris (il nous semble que ce n’est pas une compétence d’arrondissement), ainsi que la possibilité d’avoir des zones dédiées dans certains quartiers.

 

  • Dépôt de déchets aux pieds d’arbres

 

Même méthode. 

 

  • Remplacement bitume par procédé écologique

 

Nous ne sommes pas compétents sur le sujet, mais la méthode présentée au dessus reste valable aussi pour ce sujet. Dans tous les cas, un verdissement accru de la ville pourra contribuer à réduire les effets des fortes chaleurs.

 

  • COMMERCES

 

  • Lutte contre la mono-activité

 

 

Même méthode : il faut que les riveraines et riverains, ainsi que les commerçants dans les rues, et au delà, ainsi que la SEMAEST, et des experts compétents, se réunissent dans des ateliers collectifs pour identifier :
– les avantages et inconvénients pour riverains et commerçants de la mono-activité
– les moyens concrets d’assurer une diversification si ça se révèle nécessaire

Dans tous les cas, les lois et réglementations applicables doivent être respectées.

 

  • SEMAEST

 

Idem. Il faudra identifier les besoins et capacités d’élargissement du périmètre de la SEMAEST (et partant de son budget) en fonction des résultats d’ateliers collectifs.

 

  • Réglementation des vitrines

 

On applique la même méthode : identification de la situation actuelle, avec quantification des problèmes remontés, et des avantages éventuels constatés. Mise en place d’ateliers collectifs pour identifier des solutions, et implication des institutions pour une mise en oeuvre. 

Dans tous les cas, les lois et réglementations applicables doivent être respectées et, en particulier s’agissant de zones touristiques, l’avis de l’Architecte des bâtiments de France sera demandé au titre de l’expertise lors des ateliers collectifs sur ces sujets. Nous insistons : sur tous les sujets, les personnes concernées doivent être impliquées afin de trouver les meilleurs solutions, des solutions qui soient pérennes.

 

  • Vendeurs à la sauvette

 

Même méthode. La question à se poser est : comment faire en sorte qu’une nouvelle situation puisse aussi satisfaire les vendeurs à la sauvette en respectant la tranquillité des personnes.

 

  • Contrôle des loyers des baux commerciaux

 

Nous n’avons pas de réponse sur ce point.

 

  • INCIVILITÉS

 

Amélioration de l’efficacité des agents municipaux, et en particulier de la DPSP

Pour mesurer l’efficacité des agents de la DPSP, on concentrera d’abord les ateliers collectifs impliquant les riveraines et riverains, commerçants, membres de la DPSP et également la Police Nationale sur la définition de critères de performance objectifs et mesurables. Ce n’est qu’après avoir défini les critères qu’on pourra obtenir une mesure objective de la situation, et identifier les moyens de l’améliorer.

Pour les autres catégories d’agents, ce sont les mêmes principes qui seront appliqués : déterminer ce qui est attendu des agents de la ville, pour en tirer des critère permettant de mesurer objectivement l’atteinte des résultats en regards des moyens, et identifier ensuite des manières d’améliorer le fonctionnement des services.

 

  • TRAVAUX

 

  • Améliorer la coordination des différents opérateurs

 

 

On utilisera la même méthode, mais probablement en limitant aux entreprises et institutions concernées. Des riveraines et riverains joueront en revanche sur ces sujets le rôle que les experts jouent habituellement, car les riveraines et riverains sont les personnes expertes de leur quartier, et les plus à même d’aider les opérateurs à identifier certains dysfonctionnements. 

Au niveau de la mairie, lors des autorisations de travaux, nous tenterons autant que faire se peut d’identifier les possibilité d’alerter les opérateurs, en leur soulignant les économies possible par la conjonctions de leurs moyens, afin de les inciter à réaliser en commun leurs travaux à chaque fois que c’est possible, limitant ainsi leur impact sur l’espace public.

 

  • Contrôler l’occupation abusive de l’espace public

 

Même méthode : identifier ce qui pose problème, le mesurer, identifier les causes, apporter des solutions aux causes (par exemple, est-il nécessaire d’amener maintenant 30 mètres cubes de ciment quand le chantier est en retard et n’utilisera ce ciment que dans 2 mois ?)

Cela passe notamment par un meilleur suivi des chantiers par les pouvoirs publics

Concernant les sanctions possible, les lois et réglementations applicables doivent être respectées, et il faut qu’elles soient prévues dans les contrats qui seront signés à l’avenir si ce n’est pas déjà le cas.

 

  • ACTION MUNICIPALE – STRUCTURES DE CONCERTATION

 

C’est ici le coeur du sujet pour le 18 en Commun.

Afin de comprendre au mieux nos réponses sur cette partie, il convient de savoir que nous créerons un pôle dans les services de la mairie dont la tâche unique sera de gérer la participation, ci-après dénommé pôle gestionnaire ou pôle de gestion. Sa tâche unique sera de centraliser, organiser et mettre en forme les idées émanant de la participation citoyenne sous toutes ses formes. 

 

  • Relancer les Conseils de Quartier

 

Une de nos premières mesures consistera à mettre en place une concertation sur un redécoupage des Conseils de quartier, pour mieux les adapter aux bassins de vie. Nous avons également pour projet de multiplier par plus de dix leur budget afin de leur permettre de mener de véritables projets, ce qui renforcera leur attractivité. Aujourd’hui, le budget prévoit 26 448€ pour le fonctionnement des Conseils de quartier, et 66 112€ pour les investissements éventuels de ces Conseils, pour 8 Conseils de quartier, soit un total de 92 560 €. Nous proposons de passer à 16 Conseils de quartiers avec un budget d’investissement délégué d’environ 60 000 € en moyenne par quartier, pour un montant total d’un peu plus d’un million d’euros.

Nous ambitionnons également, pour rapprocher le pouvoir décisionnel des habitants, de tenir au moins un Conseil Municipal dans chaque Conseil de Quartier.

En outre, nous considérons qu’il appartient à la municipalité d’aller chercher les citoyens plutôt que d’attendre que ceux-ci viennent. Les amener à participer aux Conseils de Quartier sera une mission majeure, puisque c’est un excellent moyen d’oeuvrer pour la concertation. Ca sera fait en mettant en place des moyens pour favoriser la participation des personnes (garde d’enfants, horaires repensés, accessibilité des lieux, diffusion de l’information…)

La mise en place d’un pôle de gestion de la participation au sein de la mairie facilitera la remontée des délibérations des Conseils de Quartier et leur prise en compte.

 

  • Rendre efficace les déambulations citoyennes

 

Nous rendrons systématique l’accompagnement des déambulations citoyennes par des élus ou services de la mairie, remontant directement les constatations et propositions au pôle gestionnaire de la participation. Des compte-rendus de ces déambulations et de la participations des élus participants seront diffusées auprès de tous les habitants.

 

  • Répondre dans un délai raisonnable aux associations de quartier

 

La participation étant au coeur de notre programme, l’accessibilité de la mairie sera une priorité absolue. Au sein du futur pôle gestionnaire de la participation, une personne aura pour tâche unique la communication avec les associations, garantissant ainsi des délais de réponse acceptables, et les délais de réponse aux associations de quartier seront transparents et publics. 

 

  • Poursuite des budgets participatifs

 

Concernant le budget participatif à l’échelle de Paris, nous demanderons un contrôle plus important afin d’assurer que les projets votés correspondent aux besoins de la population des quartiers, et pas seulement à ce qui est remonté par les seules personnes (~5%) qui participent.  Par exemple, les projets du 18ème arrondissement reçoivent environ 5% des dotations pour environ 10% de la population parisienne.

Nous mettrons en place des outils permettant d’aller chercher la participation de toutes les personnes, pas seulement pour le budget participatif mais aussi pour toutes les actions de la municipalité. Nos solutions concrètes, au delà du pôle de la participation vont de la mise en place de crieuses et crieurs de rues pour éviter que le seul média d’information soit internet, à la présence de “participobus” dans les quartiers pour recueillir la participation des habitantes et habitants, en passant par la mise en place d’urnes mobiles, d’horaires repensés pour les Conseils de Quartiers et de moyens permettant à chaque personne habitant le quartier de participer (aux Conseils de Quartier ou aux différents ateliers collectifs).

En outre, les dotations étendues des Conseils de Quartier, pour un budget d’un million d‘euros annuel permettront la mise en place de projets vraiment ambitieux, au delà de l’installation de pots de fleurs et de décorations de Noël (car ce sont plutôt des attributions des FPH), et redonneront le goût de la participation aux personnes, car il y aura un véritable enjeu à la participation.

 

Pour plus de détail, vous pouvez consulter notre site : http://www.18enCommun.fr